Jérôme Le Goff

Eden Garden, Diego et Charlotte

Avec Diego et Charlotte

Août 2018 

 

Eden Garden est un travail sur la notion de confiance où il est de bon ton de ne plus rien avoir à cacher. Costume taillé pour jouer avec la lumière avec cette nécessité d’entrer en résistance dans le contexte actuel. Mettre les pieds dans le plat en se référant à l’histoire de l’art. Honnêteté et franchise de ces corps nus qui ne peuvent pas mentir. Etre là pour affirmer qu’il y a évolution, que nous allons tous sur le même chemin, libre et droit.

 

Le shooting de 35 minutes commence. Devant un fond peint de 3m sur 3 et un livre qui regroupe les principales représentations d’Adam et Eve dans l’histoire de l’art au sol, un homme et une femme qui ne se connaissent pas encore entrent en scène. Ils se déshabillent, trouvent les positions en s’appuyant sur les illustrations proposées puis se rhabillent. Il y a d’abord quelques rires gênés puis la parole et la confiance arrivent avant que l’humour ne s’installe dans le jeu. Un jeu d’enfants avec des corps d’adultes.

Générique: Rubeck

 

texte de Charlotte: 

« Il était une fois une demande en tenue d’Eve. ‘Toutcontre’ j’ai dit oui à Jerome pour rencontrer Diego. Ce dernier est-ce un nom de code ? Le mystère du jour plane sur nos identités jusqu’à la poignée de main. Les étapes sont données avec vie entrain et par notre deus ex machina. Mon effeuillage est assez rapide, froid et efficace. Relatif à une affaire de non-sexe. Pudique, l’Adam tente de passer l’attente du 1er flash dans une parole anodine. J’ai envie de comprendre l’espace qui fait notre jardin et d’admirer l’arrière-plan de notre Éden mais reste attentive au clic du photographe. Au bout de qqs secondes ou minutes de recherches dans la rencontre – le temps nu n’est pas le même – manque de place dans la carte… Le numérique nous fait défaut. Mais on ne se démonte pas et la complicité des vers se met en place. Adam est grand…et souriant bien qu’il semble impressionné par ces entrelacs improvisés d’entre-chats d’une genèse martyrisée. On s’amuse à puiser une ou deux inspirations dans le livre référence que nous prodigue l’artiste. Entre mes creux et ses pleins, des arpèges du corps il y en a des tas ! Regards théâtraux et fuite des mains construisent les tableaux actuels d’un temps incertain »